History
| Origine du nom " VALLEE FRANCAISE " ? |
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L'origine du nom " Vallée Française" a donné lieu à bien des interprétations. Pour certains, il s'agirait d'une vallée franche ou déchargée d'impôts. Pour d'autres, cette vallée aurait été occupée par les Francs au moment des invasions sarrasines. Les historiens contemporains sembleraient s'accorder pour penser que l'origine de ce nom vient du fait que cette vallée a constitué une avancée Franque durable dans la Septimanie Wisigothique (entre le Vème et VIIIème siècle).
UN PEU D'HISTOIRE...
Le nom Cévennes aurait été donné par Jules César, alors conquérant de la Gaule. Traversant notre massif montagneux, il a vu qu'il donnait naissance à sept cours d'eau qui sont: l'Allier, le Lot, le Tarn, le Gardon, l'Hérault, la Cèze et l'Ardèche. Ce général a baptisé ce pays montagneux " Au sept veines" (sept rivières), d'où, le nom de Cévennes par déformation. Les Cévennes furent habitées dés l'époque néolithique, menhirs et dolmens y sont nombreux. des enceintes fortifiées ou oppida en pierres sèches et aux murs très épais subsistent surtout sur la partie périphérique des Cévennes. C'est contre ces formidables constructions, que César va mener une lutte sans merci lors de la conquête du Massif central. Les premiers chemins furent les " drailles" ces voies de transhumance encore utilisées aujourd'hui. Deux peuples d'origine celtique occupent les Cévennes les Gabales au nord et les Volques au sud. Au terme de la guerre des gaules, les vallées du lot et du Tarn ont été choisie comme lieux privilégiés de l'installation romaine. Dans les Cévennes ils construisirent des routes qui leur servirent pour communiquer avec le reste de l'Empire: La Voie Régordane De Nîmes au Puy et la voie qui permettaient d'accéder au pays des Gabales, le Gévaudan. Ces routes devaient voir défiler des convois entiers de poteries "de la graugésenque" fabriquées prés de Millau et qui fournirent des quantités inouïes à l'Empire. Les routes cévenoles facilitaient donc le transport de toutes ces fabrications ; elles étaient également utilisées pour l'évacuation des minerais de toutes sortes que recèle le sol du pays et que les romains exploitaient avec soin et même avidité.Au Ve siècle, l'empire romain se disloque, mais le christianisme s'est déjà partout implanté. Les grands courants d'invasion qui ont déferlé successivement sur le Midi de la France (Wisigoths et Sarrasins) ont généralement évité les pays d'accès difficile. Cependant une légende veut que l'église carolingienne de Moissac, dans la Vallée-française, ait été bâtie pour commémorer, sur le champ de bataille même, une défaite des Sarrasins. Après le départ des Sarrasins, Charlemagne réorganise ses provinces et favorise l'organisation religieuse par la création d'évêchés ( d'Arisitum prés du Vigan dura un siècle et celui de Mende ) et administrative par la nomination de fonctionnaires: comtes et barons. Mais ceux-ci, oublieux de leur origine précaire et révocable, transforment leurs fonctions temporaires en charges héréditaires : ainsi naquit la féodalité ! Plus tard, au IXe siècle, la répartition des évêchés se trouve modifiée. Celui d'Arisitum ayant disparu, ses dépendances sont partagées entre celui de Rodez et celui de Nîmes. Alors que l'influence impériale, puis royale diminue peu à peu en cette fin du premier millénaire, des seigneurs locaux, laïcs, comme le seigneur d'Anduze, ou ecclésiastiques, comme l'évêque de Mende, en profitent pour accroître leur puissance. Les châteaux marquent toutes les vallées cévenoles de leur domination politique, militaire, et économique. Le pays est relativement prospère en ce début du XIIIe siècle, lorsque survient la croisade des Albigeois. Certains Cathares pourchassés se seraient, réfugiés dans les Cévennes. Les horreurs des bandes de Simon de Montfort dévastent le Languedoc mais ne paraissent pas avoir atteint les montagnes, Les horreurs des bandes de Simon de Montfort dévastent le Languedoc mais ne paraissent pas avoir atteint les montagnes, mais les barons du nord éliminent les seigneurs méridionaux, qu'ils soient d'Alès, d'Anduze ou de Sauve, et prennent leur place. La fin du Moyen âge est marquée par les conséquences de la guerre de Cent Ans, dont les mercenaires inemployées, appelés routiers, ont sillonné les Cévennes en pillant les villages. Au XVIe siècle la Réforme est prêchée en Cévennes et la plus grande partie de la population est conquise par cette doctrine nouvelle dont la forme de démocratie religieuse s'accorde parfaitement avec la fierté des autonomies communales et avec l'esprit d'indépendance de la population. il va en résulter pendant deux siécles une série de guerres de religion. Ce confit marqua profondément les mentalités. Alors que le nord du gévaudan redevient catholique une grande partie des habitants des paroisses cévenoles reste attachée aux idées de la Réforme. L'Edit de Nantes, signé par Henri IV en 1598, amène une trêve jusqu'en 1621. Mais le pouvoir royal ne supporter cet Etat dans L'Etat et des mesures de plus en plus vexatoires conduisent à la révocation de l'Edit de Nantes d'abord ,et au départ à l'étranger de la population la plus riche et au soulèvement camisard ensuite. Des chefs camisard surgissent de ce petit peuple et conduisent leurs troupes avec habileté de 1702 à 1704 : Cavalier, Roland, Castanet et Jouany. Les meilleures troupes royales, commandées par trois Maréchaux de France, ne réussissent pas, malgré des moyens considérables, à exterminer ces bandes disparates. Les représailles qui, d'un côté comme de l'autre, s'amplifie de jour en jour, finissent par lasser à la fois le pouvoir et les révoltés. Cette lassitude et l'arrivée du fin diplomate que fut le Maréchal de Villars amènent ainsi la fin des combats et un apaisement relatif. Aucune guerre active ne viendra plus maintenant troubler les vallées cévenoles; une prospérité relative, due en particulier au développement des vers à soie . Les cévenols transforment et agrandissent leurs demeures pour y aménager des "magnaneries de plus en plus volumineuses. La reconnaissance du fait protestant se fait jour à la fin du XVIIIe siècle, consacrée par l'édit de tolérance (1787). Les troubles de la révolution passés, la sériculture connaît un âge d'or pendant la première moitié du XIXe siècle. La guerre de 1914 - 18 fait des coupes sombres parmi les populations montagnardes et rurales. Les cévenols ont proportionnellement payé un plus lourd tribut de sang dans cette hécatombe que les populations urbaines, car les ruraux furent systématiquement mobilisés dans l'infanterie pour tenir les tranchées de première ligne. Il suffit pour s'en convaincre d'examiner les monuments aux morts. La crise de l'entre-deux -guerres frappe l'industrie minière. En 1940 - 44 , les Cévennes, suivant en cela une vieille tradition , servent de refuge aux résistants. Dans les années 50, les besoins en charbon diminuent et le bassin houiller d'Alès perd une grande partie de son dynamisme. Au début du XXe siècle, la société cévenole s'effondre : crise de la soie, de la châtaigne, de l'industrie minière, deux guerres, l'exode des quatre cinquièmes de la population menacent directement une nature et des paysages profondément transformés par l'homme. Afin de préserver et de promouvoir un patrimoine culturel et naturel, un recours à la solidarité nationale est nécessaire : Création du Parc national des Cévennes. Qui donne un élan et l'expansion constante du tourisme apportent une nouvelle dynamique. Aujourd'hui la population rurale est partiellement stabilisée, grâce à la diversification des activités. |
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